10 décembre 2009
Ça y est, on la retrouve !
Ce matin, elle a chanté ! Une chanson de dauphin triste à Corneville-les Bains. La voix, c'est encore plus Garou que Nathalie Dessay... mais elle a chanté.

Depuis presque trois semaines, ce n'était que des "j'en ai marre", "j'suis fatiguée", "j'en peux plus" ponctués de quintes de toux et d'éternuements... Elle commençait à nous inquiéter. Traitement, changement de traitement, re-changement de traitement, et pas vraiment d'amélioration.
Mais ce matin, elle a chanté : la vie normale va reprendre son cours. Elle va reprendre ses petits ouvrages, elle va préparer le repas pour papa, elle va faire un peu de ménage, elle va nous sortir (enfin, on espère), elle va... elle va tout simplement rattraper le temps perdu ces derniers jours !
On ne sait pas trop ce qu'elle a eu, mais on s'en souviendra !
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08 décembre 2009
Le père Noël est vraiment ...
Cette année, j'ai écrit au Père-Noël. A force de voir tant de personne y croire, je me suis dit qu'il doit bien exister une magie de Noël.
Je ne lui ai pas demandé grand chose. Enfin si : je lui ai demandé ce qu'il y a de plus difficile à réaliser, mais à une toute petite échelle. Juste celle de ma famille, charité bien ordonnée commençant par soi-même.
J'ai formulé un seul voeu : que personne dans ma famille n'ait la grippe entre le 20 décembre 2009 et le 4 janvier 2010. Deux semaines de tranquilité seulement, j'aurais pu être plus gourmande.
Il ma répondu hier après-midi.

http://www.laposte.fr/pere-noel/
J'ai comme l'impression que le Père-Noël n'a pas bien lu ma lettre.
D'abord, comme j'ai 51 ans, je ne m'attendais pas à recevoir un coloriage !
Et en plus, avant d'aller rechercher la voix de cette Mila que je ne connais pas, c'est la mienne que je voudrais retrouver...
Pfff, le Père-Noël est vraiment est une ordure. Autant croire à la mouche qui pète !
05 décembre 2009
Au théatre aujourd'hui
Petite histoire vraie avec :
Josiane Balasko dans le role de "Moi"
Marie-Anne Chazel dans le rôle de "Elle"
Scénario intégral

Jeudi matin. Moi chez moi. Je glandouille entre le PC et la cuisine.
Alarme. Un truc, genre alarme à la "Starsky et Hutch" 
Au moins cinq minutes plus tard, même bruit
"Motus" à la télévision.

Moi, en pensée : "c'est un jingle dans le jeu".
Je sors tout de même sur le palier pour m'assurer que tout va bien. Rien.
Alarme 
Une personne est bloquée dans l'ascenseur.

Moi sans qu'aucun son ne sorte de ma gorge : "C'est Catherine, j'appelle le gardien".
Je compose le numéro de la loge.
La gardienne répond et ... ne m'entend pas !
J'essaye de me faire comprendre et m'égosille :
Moi : ".'... Cather... ...... il . a .....'.. ...... dans .'........ !"
Avec beaucoup d'efforts de ma part, et d'attention de la sienne, elle finit comprendre et m'informe que son mari est en route pour voir ce qu'il se passe.
Pendant que j'appelle la loge, la personne crie dans l'ascenseur. Les voisins du premier étage l'entendent et previennent également le gardien.
La victime est ma voisine de palier ; elle pleure.
J'attends sur le palier qu'elle monte les deux étages à pied pour la réconforter.

Quand elle me voit, elle m'engueule : "Ça fait une heure que je suis coincée dans l'ascenseur et personne ne fait rien".
Moi : "Mais si, ,'.. ...... .. concierge, .... .... .. .'. pas ........".
Elle : "Qu'est ce que vous avez ? c'est pas la grippe A j'espère !"
Moi : ".. .... vaccinée; c'... ... contag..."
A ce moment, Monsieur Shanghai
sort comme une furie de mon appartement pour se jeter sur son chihuahua.
Le pauvre petit chien pris de panique hurle.

Porteur d'un collier anti-aboiement, il reçoit une décharge, qui lui a fait mal. Il hurle à nouveau . C'est sans fin.
J'attrappe Shanghai.
Je rentre chez moi.
Sans grand intérêt, mais j'en ris encore intérieurement. Et le son est presque revenu !
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03 décembre 2009
A nous la parole !
Comme elle ne parle (toujours) pas, qu'elle ne chante plus, et que malgré sa corpulence elle marche à pas de loups, on ne l'entend plus arriver. Alors elle, paf... elle prend des photos en douce.

Elle va bien finir par nous faire passer pour des fainéants !
Là où elle nous fait marrer, c'est que comme elle a le nez bouché, chaque fois qu'elle passe devant ses fleurs, il faut qu'elle aille y enfouir son nez pour "voir si elles sentent".
Mais oui, elles sentent tes jacinthes ! On peut même dire que nous, on en a plein la truffe.

Profitez-en, et regardez, vous aussi, comme ça sent bon !
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25 novembre 2009
Aaaaaaaaaatchi ! Bon anni-aaaaaaaaaatchi-versaire Paulette. Snifff...
Tous ceux qui sont contre la vaccination contre le virus H1N1 ont raison : il y a bien des effets indésirables.
Je n'ai pas été surprise des effets secondaires annoncés : je les attendais presque ; j'en ai eu quelques uns, dans les catégories "très fréquents" et "fréquents".
Mais il existe aussi mais des effet "ante-vaccin". Je le savais qu'en restant confinée si longtemps près de gens que je ne connaissais pas, mais certainement tous porteurs de quelque chose, je tomberais malade.
Mais je suis quand même venue parce qu'aujourd'hui est un jour très important : c'est l'anniversaire de Paulette. Je ne te dis pas "Bonne Fête Paulette" à la manière de Guy Bedos. Je te dis tout simplement
Heureux anniversaire
ma chère Paulette
chaque mot étant à sa place avec sa vraie signification !

Tu as vu l'heure ? Je voulais être la première à le faire !

Et puisque je ne risque plus de prendre froid, je me suis aventurée à ouvrir la fenêtre en fin d'après-midi pour prendre ma photo pour

Les autres participants sont recensés chez Clarélis.
A bientôt ?

Aaaaaaaaaaa......tchi !
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23 novembre 2009
Petit intermède pour tous ceux qui passent trop de temps sur le PC
Il faut bien l'admettre : la position assise, le regard vissé sur l'écran, les épaules tendues, la main crispée sur la souris, ça finit pas faire mal au dos.

Jambes écartées, dos droit, mains sur les hanches
Rotation de la tête à gauche et à droite.
Allez, bonne semaine à tous !
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21 novembre 2009
Pandemrix, ou marathon vaccination
Dans la semaine, j'ai entendu à la radio un médecin réquisitionné pour participer à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 râler après le gouvernement, car il pensait être plus utile à son cabinet pour soigner ses patients à risque, à savoir les insuffisants cardiaques, les insuffisants respiratoires et les obèses.
A ce message, j'ai senti une vague de terreur monter en moi : les obèses feraient partie de la population à risque ? Pas de chance, quand on sait déjà le nombre de soucis qu'on a déjà à cause de ça.
La panique me poussant à la précaution, j'appelle le cabinet médical où je suis suivie pour prendre mon rendez-vous "de routine", faire renouveler mes ordonnances et j'en profite pour poser la question à la collègue de mon médecin traitant qui me rassure : pas de souci à avoir, je n'ai pas plus de raison de me faire vacciner contre cette grippe que contre la grippe saisonnière habituelle. Ouf !
Ce matin, je pars tranquille à mon rendez-vous. Ben oui, je vais plutôt mieux, je marche, j'ai quitté Facebook. Il est 9 heures, il fait beau. Dans la salle d'attente, j'admire le saule pleureur en beauté dans son feuillage doré.

A 9 heures 15, l'annonce tombe : la pandémie de grippe H1N1 est arrivée sur la commune, je fais partie de la population à risque, il faut que j'aille au plus vite dans un centre de vaccination recevoir mon injection.
Bon. Personnellement, je fais confiance à mon médecin, donc si elle le dit, elle qui me connaît depuis pratiquement vingt ans, c'est qu'elle doit avoir de bonnes raisons.
Allez, on ira chez Botanic après la vaccination. Direction l'ancien Hôtel des Impôts transformé pour la circonstance.
Eh bien, quel cirque !
J'arrive vers 9 h 40, il y a déjà un monde fou, des personnes énervées, arrivées dès l'ouverture qui n'ont toujours rien vu se passer. Les médecins ne seraient toujours pas là.
Après l'enregistrement à l'accueil sur présentation de mon certificat médical, de ma carte Vitale et d'une pièce d'identité, on me remet un questionnaire à remplir, une notice "Information de l'utilisateur" (pandemrix_notice_information_de_l_utilisateur) sur le vaccin en question, et le n° 47. C'est bon, dans une heure au pire je suis dehors.
Ça râle beaucoup, ça revendique, ça crie même un peu. Les gens sont mécontents.
Tout à coup, irruption de la Police Municipale : en gros, elle a été appelée à cause des plaintes du public. Il est conseillé de continuer de patienter dans le silence, parce que si la police doit ré-intervenir, elle fera évacuer le centre de vaccination.
Le maire de la commune arrive vers 10 heures et se fait un peu malmener par des patients agacés : comment se faisait-il qu'EUX avaient reçu une convocation et qu'on faisait passer les bébés et les femmes enceintes en priorité, sans leur attribuer de numéro ? Il faut reconnaître qu'il y avait de quoi oublier son sens civique, entassés que nous étions comme des poulets de batterie, sans pouvoir nous asseoir, sauf quelques privilégiés.
Peu de temps après l'arrivée du maire, il commence à se dire que "Monsieur le Préfet va arriver". Eh bien, il va en entendre le préfet ! Ils en ont des choses à dire tous ces gens. Parce que tout le monde a une bonne raison d'être là, et surtout d'être prioritaire :
- moi je garde des enfants, ce n'est pas pour moi que je le fais, mais pour les enfant bla bla bla
- moi je travaille en contact avec des personnes âgées, alors c'est pour les préserver que je me fais vacciner bla bla bla
- moi je suis dans l'enseignement, alors j'ai décider de me faire vacciner bla bla bla
Je crois bien que seules les personnes jugées prioritaires pour leur état de santé la bouclent.
Comme j'ai déjeuné succinctement, je commence à avoir le tournis, et surtout à être saoulée par tous les commentaires qui fusent de toute part
- oui, le maire, il vient là pour se faire mousser...
- si vous n'êtes pas content, c'est de votre faute, c'est vous qui l'avez élu.
- Roselyne (NDLR : Bachelot) elle est venue à la télé faire la pub pour son vaccin et c'est à cause d'elle si c'est mal organisé.
- jeudi dernier, ils ont dû arrêter les vaccinations à 16 heures parce qu'ils n'avaient plus de doses.
- moi je dis toujours : il nous manque un gêne, c'est celui de la patience !
- et pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
- et pourquoi on n'a pas bloqué une journée spécialement pour les enfants ?
- et normalement les enfants doivent subir une vaccination dans leur école, alors pourquoi ils sont là ?
- si j'avais su, je serais venue avec mes enfants, comme ça je serais passée devant tout le monde...
On n'a jamais autant "détesté" les enfants. Moi je trouve qu'avec tous ces bébés, ça sent un peu le vomi, le lait caillé. Il faut que je prenne l'air.

Vers 11 heures je peux enfin poser mon derrière sur un siège. On nous annonce l'arrivée d'un troisième médecin, annonce qui a paradoxalement pour effet de relancer les critiques quant à l'organisation et l'accueil. Tout en me délassant les jambes, je me mets à penser qu'au contact de tous ces gens, si ça se trouve je suis en train de chopper plein de virus !
Le préfet arrive quelques minutes après, avec la radio locale et une photographe. Il coupe immédiatement court à tous les mécontentement en déclarant avec condescendance "Comment pouvez-vous vous plaindre qu'on laisse passer les handicapés devant vous ?"
De temps à autre, on voit s'ouvrir la porte blindée (nous sommes dans une ancienne perception du Trésor Public) donnant accès à une autre salle d'attente. Une employée appelle les numéros au compte-gouttes, les enfants étant toujours aussi nombreux et toujours autant prioritaires. Elle fait aussi entrer des malades présentant des malaises, comme des diabétiques.
Sur le coup de midi, la salle commence enfin à se désengorger.
Mon numéro est appelé (de 47 j'étais devenue 44, troquant mon numéro contre celui d'une dame qui avait reçu un numéro inférieur au sien d'un monsieur qui était parti).
Là, à nouveau attente. Le cheminement normal est :
- rencontre un médecin qui vérifie le formulaire qu'on nous a remis à l'accueil, interroge sur les traitements médicaux en cours.
- puis l'infirmière qui procède à l'injection
- et renvoie vers une secrétaire qui remet le bon pour une deuxième éventuelle injection.
Pour l'instant, deux injections sont prévues, mais il se peut qu'une seule soit nécessaire. Alors que j'ai été plutôt muette jusqu'à présent, je pose juste une petite question "et comment saurai-je si une deuxième injection est nécessaire ?" "Vous reviendrez ici dans trois semaines avec votre bon pour la deuxième injection et on vous le dira".
Il est 13 h 20. Je monte en voiture, j'ai une faim de loup.
Maintenant, il ne me reste qu'à attendre les effets secondaires "très fréquents" (qui touchent plus d'une personne sur dix) :
- maux de tête
- fatigue
- douleur rougeur, gonflement ou induration au site d'injection
- fièvre
- douleurs musculaires, douleurs articulaires,
en espérant que je serai épargnée par les effets "fréquents" ou "peu fréquents".
Bonne nouvelle au milieu de tout ça : j'ai perdu 3 kilos depuis ma précédente visite chez le médecin !
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Nota le 23 novembre, 8 heures : ce billet n'était pas dans le but de dire "pour ou contre la vaccination". Dans le domaine de la santé, je ne suis que les conseils de mon médecin qui a maintes reprises m'a prouvé qu'elle n'avait pas en tête de me tuer.
Je voulais simplement raconter ce que j'ai vécu en France, en 2009 !
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Voir (Le Dauphiné Liberé) : visite du Préfet de l'Isère dans le centre de vaccination de Fontaine.
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18 novembre 2009
Non, je ne me laisserai pas bouffer !
J'avais 219 amis,

J'étais devenue pharaon

et toubib

Je gagnais aux machines à sous
Je possédais une ferme à faire pâlir d'envie

et étais à la tête de trois aquariums renfermant les espèces les plus rares



Mais par un bel après-midi de novembre, tandis que le soleil brillait dehors pendant que je m'evértuais à essayer de battre des records, enfermée chez moi, je me suis dit :
- ton ménage laisse à désirer,
tu ne brodes plus,
tu ne lis plus,
tu n'as plus le temps de lire tes mails,
tu ne visites plus tes blogs préférés,
tu téléphones moins à tes copines,
tu fais des frites surgelées
tu gères tout dans l'urgence...
- Bref, tu perds ton temps. Alors ...
STOP !
il est grand temps d'arrêter !
C'est comme ça que ce matin...
CLIC
J'ai fermé mon compte sur Facebook, sans vider mon coffre, sans récolter mes fruits et légumes, sans traire les chèves et les vaches, sans ramasser les oeufs des poules et des tortues, sans tondre les chats et les moutons, sans récupérer le crin des chevaux, ni le duvet des cygnes, des canards et des dindes...
et je me sens LIBRE !
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10 novembre 2009
Le pays des nounours
Deux ans que j'attendais de LE revoir ! Mais il faut croire que je suis la reine des rendez-vous manqués : ce dimanche Cyrille était vraiment patraque, et nous n'avons pas pu aller nous promener dans Lyon.
Heureusement, j'avais gardé les photos prises lors de notre première rencontre. C'était en période de fêtes de fin d'année, d'où les décorations très "ambiance de Noël".
Il est là, à l'entrée, tel un vigile débonnaire. Sur la petite maison en bois dort un ours qui respire et intrigue bien Marine.

Nous sommes sur les quais de Saône qui se reflètent dans la vitrine.


La boutique La Grande Ourse est la seule boutique à Lyon à être spécialisée dans la vente d'ours en tous genres et spécialement d'ours fabriqués à la main en édition limitée. Il va de soi que les prix sont à la hauteur de la qualité des objets !

Même si ce magasin fait rêver, tout ne m'y a pas plu, comme ce trophée :

On y trouve aussi de nombreux article autour de l'ours, tels que bagagerie ou plaids.
Ceux-là on vraiment une bonne bouille :

A cette époque, j'étais en plein dans ma période "anges". Je suis ressortie de la boutique avec un petit "nounours ange".

Je regrette un peu cet achat... il y avait tant d'ours bien moins cher et beaucoup plus sympas ! Et à part cet ours, pratiquement tous les anges que j'avais achetés à cette époque dorment aujourd'hui au fond d'un tiroir.
Depuis hier matin, Cyrille est malade.
Cyrille, soigne toi bien !
Et la prochaine fois que nous venons,
j'espère vraiment aller faire un tour dans Lyon !
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08 novembre 2009
Poésie urbaine
Cet après-midi, nous avons eu le bonheur de nous promener dans un très joli parc public, sous un soleil qui apparemment s'était fait rare partout en France... sauf au-dessus de Lyon et banlieue.


Ben quoi ?
On a bien le droit de s'exprimer non ?
On est en démocratie, m**** !
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